Fraises & Rutabagas

Maki Asakawa, reine du jazz nippon

Par aza, le

Maki Asakawa
Dans la musique, il n’y a pas que les nouveautés qui importent, il y’a aussi les classiques. Voilà pourquoi j’aimerais inaugurer une nouvelle catégorie sur mon blog : « Le vinyle du placard ». C’est une invitation à redécouvrir les grands artistes et les grands groupes qui ont permis à la musique actuelle d’être ce qu’elle est.

Pour inaugurer cette rubrique, je commencerais par parler de la chanteuse de jazz/folk Maki Asakawa.

Tokyo Bankara  /  Amen JiroNée en janvier 1947 dans la préfecture de Ishikawa, Maki Asakawa a fait ses premières armes dans les cabarets tokïotes et sur les scènes des bases militaires américaines. C’est en 1967 que Tokyo Banka/Amen Jiro, son premier disque, fut édité chez Victor.

Sa popularité a augmenté progressivement. En 1968, elle participe à une série de concerts organisé par l’artiste underground Shuji Terayama au Scorpio Theater dans le quartier de Shinjuku. Suite à cette performance, elle signe chez Toshiba (aujourd’hui Emi Japan) en juillet 1969. Son premier album, Asakawa Maki no Sekai, sort dans la foulée en 1970. Il contient les titres populaires Yo ga Aketara et Kamome.

Durant ses 40 ans de carrière, elle a sorti pas loin d’une trentaine de disques. Elle a collaboré entre autre avec Yosuke Yamashita et Ryuichi Sakamoto. Cependant, après 1998, sceptique quant à la qualité des CD, elle s’est arrêtée d’enregistrer en studio. Ce n’est pas pour autant qu’elle s’arrêta de se produire sur scène. Elle était d’ailleurs connu pour ses performances live.

Le 17 janvier 2010, à 67 ans elle est retrouvée morte dans sa chambre d’hôtel à Nagoya. L’autopsie révéla par la suite qu’elle est décédée d’une insuffisance cardiaque.

Maki AsakawaSon style, souvent comparé aux chanteuses Mahlia Jackson et Bilie Holiday, est un mélange de jazz, blues et folk psychédélique typiquement japonais. Ses morceaux sont portés par sa voix forte et grave taillé par sa consommation excessive de cigarette. Au-delà de la musique, elle porte aussi une attention particulière à l’aspect visuel de ses pochettes. Presque toujours dans un noir et blanc impeccable, Maki Asakawa traine une image d’artiste profonde et mélancolique. Tout au long de sa carrière, elle resta l’une des figure incontournable de la musique underground japonaise. Régulièrement, ses disques sont réédités et son œuvre continu a influencer les jeunes chanteurs de jazz.

Source : Wikipedia Japonais, Site Officiel et Discog

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Jmusic, metadonnées et ésthétique manga

Par aza, le

Revu de web
Chaque jours je lis des dizaines d’articles sur le net, trouvé grâce à twitter ou hellocoton. J’essaie le plus souvent de les partager avec mes amis tweetos, mais je ne les partage jamais avec mes amis de blogs. Je vais tenter de faire chaque mois une petite revue de net, une sélection d’articles plus ou moins récents mais toujours intéressants!

Avant de vous présenter mes petites découvertes, j’aimerais tout de même rendre à César ce qui appartient à César. J’ai piqué cette idée à l’excellent blog Clumsybaby! Je vous invite chaleureusement à le visiter, on y trouve beaucoup de jolies découvertes musicales.

Bref, entrons dans le vif du sujet:

Fifteen Years of Fantasma – Part One
Cette année, le disque culte de Cornélius, Fantasma a eu 15 ans. Le site neojaponisme revient sur l’impact de cet opus qui a fait parlé de lui au Japon mais aussi à l’étranger! Un long article en anglais et en 5 parties, à lire absolument (c’est un ordre).

Interview: Cold Name (Nobuyuki Sakuma From Jesse Ruins)
Une entrevue en anglais avec Nobuyuki Sakuma, frontman du groupe indie-pop Jesse Ruins. On y apprend que le groupe a quitté Captured Tracks mais qu’il compte tout de même sortir très bientôt leur premier full album (chouette).

La musique en ligne accro à la métadonnée
Sur écran.fr, Sophian Fanen revient sur l’importance des métadonnées dans le monde la musique. Une problématique qui va prendre de plus en plus d’importance dans un monde où le support physique tant à disparaître.

Regards Croisée
Les personnages de mangas ont souvent de grands yeux, pourquoi? Xavier Guilbert éclair notre vision occidentale de l’esthétique manga.

Les festivals de musique au Japon
Chaque été le Japon accueil de nombreux festivals musicaux. Qu’il s’agisse du FujiRock ou du Rock in Japan, Play of Medley revient sur l’organisation de ces machines géantes.