Fraises & Rutabagas

Dansons sans fin avec Sakanaction

Par aza, le

En cette fin du mois de mars, j’ai enfin reçu mon exemplaire du nouvel album de Sakanaction. Sobrement intitulé Sakanaction, c’est le 6ème opus du groupe en seulement 7 ans d’existence. Comme beaucoup d’artistes mainstream, ils brassent les sorties pour ne pas tomber dans l’oublie. Ils ont bien fait de garder ce rythme soutenu, car avec cet album ils arrivent enfin numéro 1 du top Oricon. Je ne suis pas vraiment habituée à écouter les artistes qui trust les charts et avec Sakanaction c’est une première. Mais comment ne pas tomber en amour devant les sons electro pop de cet album?

Sakanaction est un ensemble de 15 pistes mélangeant habillement morceaux instrumentaux et chansons entêtantes. Comme souvent, le groupe introduit son album sur une piste purement electro. Ici il s’agit de INORI, un titre parsemé de choeurs qui donnent le ton de l’album: à la fois calme et dansant.

L’album se découpe en deux parties. Une première très énergique, regroupant les singles Music et Yoru no Odoriko. Le groupe incorpore dans ces morceaux pop-rock des mélodies funky (Arudebaran, Nantettatte Haru) et des rythmes electro (M, Aoï, Music). Il y’a de quoi danser et bouger en rythme. Puis, en milieux d’album, le morceau Boiru vient poser une ambiance plus calme. Dans cette deuxième partie, on retrouve notamment le single Boku to Hana. Des morceaux comme mellow, Eiga ou Sutorakucha flirtent avec l’ambiant. On retrouve également une jolie ballade en fin d’album (Asa no Uta). Comme pour affirmer des envies electro, l’opus se clôt sur un remix de Bahha no Senritsu wo Yoru ni Kii Taseidesu.

Sakanaction nous offre un album complet, sans aucune fausse note. Certain regretteront peut-être les morceaux instrumentaux et les pistes sonores. J’avoue que j’aime cette petite prise de risque venant d’un groupe mainstream. Cet album n’est pas une compilation de potentiel single, mais plutôt une œuvre musicale complète qui n’a pas peur de quitter les carcans de la musique radiophonique.


Téléchargement : Itunes

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Coup de coeur et déception

Par aza, le

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas écrit une petite revue de mes commandes de CD. Vendredi dernier, le gentil facteur m’a livré un petit paquet contenant les derniers albums de きのこ帝国 (Kinoko Teikoku) et Sleepy.ab. Deux albums à l’univers assez proche mais qui après quelques écoutes s’avèrent très différents. L’un est une pépite émotionnelle alors que l’autre n’est qu’ennuie.

Voilà ma petite chronique de ces deux albums.


Kinoko Teikoku – Eureka

En mai 2012, le groupe nous avait déjà fait vibrer avec leur premier mini-album 渦になる (Uzu Ninaru). En ce début d’année 2013, ils nous reviennent avec Eureka un vrai full album. Il est entièrement écrit et composé par Satou, la chanteuse du groupe.
Calme et fort à la fois, cet album prend aux tripes. Bien qu’influencé par My Bloody Valentine, la production de l’album n’en oublie pas moins de mettre en avant la voix puissante de Satou. Ce mixe entre mur du son et clarté du chant donne une intrigante force rock à l’album. Il m’est difficile de mettre en avant un titre plus qu’un autre tellement chacun d’eux s’avèrent un vrai régale.
Avec cette album, le groupe gomme les défauts de leur première sortie. Cet album est plus direct, moins laborieux à l’écoute. Force est de constater que Kinoko Teikoku s’annonce être un des meilleurs groupes J-rock actuel.


Sleepy.ab – neuron

Neuron est le premier album de Sleepy.ab depuis le départ du batteur. Il est écrit, composé et produit par Kensuke Yamauchi, le guitariste.
Avec cet album le groupe fait un virage pop. Il dit au revoir aux ambiances radiohead-like et bonjour à une musique plus légère. Ce tournant aurait pu être intéressant si le groupe n’avait pas sorti cet album ennuyant et plat. Hormis quelques envolées lyrique magnifique dans les morceaux undo et Andromeda, le reste de l’album s’avère vide.
J’avoue que cela faisait longtemps que je n’avais pas écouté ce groupe. J’avais en mémoire la beauté des albums Fantasia, Travelling Fair et Palette. Pour moi, neuron est une grosse déception qui m’est difficile d’expliquer avec des mots. Je crois que je vais tenter d’oublier cette fausse note et garder en mémoire leurs anciens morceaux envoutant et magique.

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Sortie du jour – The Vanities

Par aza, le

The Vanities

Au grès de mes péripéties sur soundcloud, j’ai découvert le petit label Ano(t)raks qui propose de télécharger gratuitement leurs sorties. Ils ont dans leur catalogue les prometteurs The Paellas et quelques autres groupes d’indie pop plutôt sympathiques. A l’occasion de la sortie de l’EP 1+1=26 de The Vanities, j’aimerais m’arrêter dessus.

The Vanities est un duo originaire de la préfecture de Tochigi qui s’est formé en 2009. Il est composé de Kota a la guitare et Marina au chant. Cet EP est leur première sortie. Il est disponible en version digitale sur le bandcamp du label Ano(t)raks. 1+1=26 contient 4 pistes à l’univers shoegaze. Le groupe cite Spacemen3, Sonic Youth ou encore Pixies comme influence majeure, et l’on sent bien le poids de cette influence. Le premier morceau 1+1=26 donne le titre de l’EP. C’est une chanson pop aux guitares typiquement empruntées à Spacemen3. La voix fluette de la chanteuse se marrie bien avec la musique et rappelle certain morceau de Sonic Youth. Futarinotokei, le second titre, est similaire à 1+1=26. Le troisième titre L.H.O.O.Q est plus dur, avec plus de guitares et d’effets de saturation. C’est mon morceau préféré, le chant semble sortie d’un portevoix il est couvert par la musique. Enfin, l’EP se clôture sur x+y=26, un titre qui fait écho intelligemment au premier morceau. C’est une longue piste instrumentale de plus de 6 minutes. Ce morceau aux tonalités brumeuses donne la sensation de se réveiller après un rêve un peu houleux.

Cet EP est une jolie surprise et il ne faut pas s’en priver. C’est du shoegaze un peu oldschool, peut-être pas super originale, mais toujours agréable. J’aurais juste comme regret de ne pas avoir pu payer mon téléchargement (visiblement bandcamp ne veut pas que je paye le groupe bouuuh). The Vanities est un jeune groupe qui mérite qu’on s’arrête sur leur musique.

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YOUCAN do it

Par aza, le

Mireille Dumas est dans la place

Lors de ma dernière commande sur jetset records, je me suis laissée tentée par Akarui Heya de Youcan. Je ne connaissais pas l’artiste, j’ai trouvé la pochette du CD intrigante et j’ai voulu donner une chance à ce chanteur folk. Je ne sais pas pourquoi j’ai acheté ce CD, il faut dire que je ne suis pas une passionnée de folk. Tous ces mecs à la guitare qui chantent sans conviction, ça ne m’a jamais vraiment touché. Et pourtant, en écoutant Akarui Heya je me dis que j’ai peut-être loupé quelque chose.

Youcan est un chanteur/musicien/compositeur japonais vivant à Kyoto. Il est également le fondateur du festival de musique indé BOROFESTA qui a lieu tous les ans à Kyoto et membre du duo electro Shigunaresu.  Akarui Heya est déjà son quatrième album et pourtant je n’avais encore jamais croisé sa route.


Taiyou

L’album s’ouvre sur une de mes piste favorite, Taiyou, un morceau calme où le chant est doucement susurré. Ici le piano prend une grande importance, il se marrie intelligemment avec la guitare. C’est surement cet apport du piano qui apporte cette douceur à l’album. On est loin de l’image guitariste folk sur sa botte de paille. Youcan n’hésite pas à tinter ses morceaux folk avec des ballades pop (Yuki no Asa) et des refrains entêtant (Wasuremono).

Parfait pour passer un hiver rude, Akarui Heya apporte ce qu’il faut pour créer un petit cocon duveteux. Des mélodies chaudes et calme, à écouter bien caler au fond de son lit, un bol de chocolat chaud entre les mains. Sans le savoir, Youcan a peut-être inventé le tube de l’hiver, parfaite antithèse du tube de l’été. Bref, un jolie coup de cœur de fin d’année.

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